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Lycée Ampère

Adresse : 31 rue de la bourse
2ème arrondissement
69289 Lyon cedex 02

Email : Lyc-ampere-lyon@ac-lyon.fr
Tel : 04 72 10 12 12

Le lycée :

                   Nous étions présents lors de l'hommage rendu à un Ancien d'Ampère tombé en 14, Eugène Wernert

Sa famille était présente, très nombreuse, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Des élèves très recueillis, une belle cérémonie

                                                                                         

Photos de classe

Année : 1902-03
Classe : Rhétorique supérieure

Edouard Herriot est troisième à partir de la gauche au 2ème rang

Élèves célèbres

BAUDELAIRE Charles

Lycée : Lycée Ampère

A conquis le public moderne grâce aux « Fleurs du Mal ». Il a exploré les turpitudes de ce monde et il a donné à la « poésie un frisson nouveau » (Victor Hugo). Il passa quatre années à Lyon (jusqu’en 1836).

DAUDET Alphonse

Lycée : Lycée Ampère

Année d’entrée : 1856

1840-1897, Chantre de la provence, béneficia d’une bourse d’études qui lui permettra de poursuivre ses études au Lycée Ampère jusqu’en 1856.

Biographie d'Alphonse Daudet (1840-1897)

1840

Naissance le 13 mai, à Nimes, d'Alphonse Daudet.
Il est issu d'une famille bourgeoise. Son père, catholique et royaliste, est tisserand et négociant en soieries.
Le jeune Alphonse Daudet est de santé fragile. Il passe 3 ans en Provence chez des paysans. Il y découvre et apprend le parler provençal.

1849

La fabrique du père d'Alphonse Daudet périclite et doit être fermée. C'est un drame pour toute la famille qui s'exile à Lyon, capitale de la soierie.
Alphonse Daudet bénéficie d'une bourse qui lui permettra de poursuivre ses études au lycée Ampère de Lyon jusqu'en 1856. Il est plutôt un bon élève , mais il traîne sa condition modeste comme un boulet . Il doit essuyer brimades et humiliations : " Eh, vous le petit chose...", expression qu'il reprendra pour le titre du roman qu'il publiera en 1868.

1857

C'est la faillite définitive de son père. Ses parents se séparent. Alphonse doit interrompre ses études avant le bac. Il occupe alors un poste de surveillant au collège d'Alès. Cette expérience, plutôt décevante, ne dure que quelques mois. A la fin de l'année, Il va rejoindre son frère Ernest à Paris. Ce dernier le guidera pour ses premiers pas dans la capitale.

1858

Alphonse Daudet est alors totalement désargenté. Il vit dans de modestes chambres de bonne, au sein de groupes très animés qui discutent avec fougue sur la politique, la littérature, le pouvoir, les femmes ... Alphonse Daudet est un brillant orateur et a la plume vive. Il publie cette année-là un recueil de poèmes, Les Amoureuses. Le succès est immédiat. Paris s'enthousiasme pour ce recueil aux images naïves et généreuses. Ces poèmes séduisent l'impératrice Eugénie ; ce qui lui permettra de devenir secrétaire du duc de Morny (demi-frère de Napoléon III) : fonction qui le met à l'abri des soucis matériels. Il utilisera cette expérience pour écrire le Nabab (1877).

1860

Alphonse Daudet rencontre Fréderic Mistral, le poète occitan qui vient de fonder le Félibrige, un mouvement littéraire qui s'est fixé comme objectif d'enrayer le déclin de la langue provençale. Lui, qui n'était "que Nimois", se découvre une identité provençale . La Provence inspirera plusieurs de ses succès : Lettres de mon moulin, Tartarin de Tarascon...

1862

Il publie La Dernière Idole, une première pièce de théâtre.

1864

Il publie Les Absents, une nouvelle pièce de théâtre. Ces pièces lui permettent de rejoindre le groupe des "auteur sifflés" ( Flaubert, Zola, Les Frères Goncourt...), souvenir qu'il évoque dans son recueil autobiographique , Trente ans de Paris ( 1888) .
Alphonse Daudet effectue plusieurs séjours en Provence. Il séjourne chez des cousins au château de Montauban , près de Fontvielle. Des liens d'étroites amitiés se créent immédiatement avec les habitants de la région. Plus tard, il se plaira à dire que ses récits sont issus des histoires du berger dont il écoutait les conversations à la veillée. C'est à cette époque qu'il découvre "Le" Moulin Tissot , celui des Lettres.
Alphonse Daudet qui est souvent malade et qui redoute la tuberculose effectue un voyage en Corse et un autre en Algérie. Ces voyages développent son imaginaire personnel.

1865

Mort du Duc de Morny. Alphonse Daudet rencontre Paul Arène (1843-1896). Pendant un an , ils vont écrire ensemble douze premières lettres qui paraissant sous le titre de Chroniques Provençales dans l'Evénement.

1867

Il épouse Julia Allard. Voyage de noces en Provence.
Ils auront trois enfants, Léon (1867), Lucien et Edmée.

1868

Les époux Daudet achètent une maison à Champrosay, près de Paris. Ils y réunissent des amis écrivains et artistes. Alphonse Daudet est l'un des premiers à apprécier et à prendre la défense des impressionnistes. Auguste Renoir peint un portrait de son épouse.
Le Petit Chose

1869

La suite des Lettres parait en deux temps dans le Figaro, sous leur titre définitif, Les lettres de mon moulin. Le succès n'est pas au rendez vous mais Daudet obtient une reconnaissance littéraire et mondaine. Apparaissent également contre lui, des accusations de plagiat.

1870

Première parution dans le Figaro de Bartarin de Tarascon qui deviendra Tartarin de Tarascon en 1872.
Pendant la guerre, Alphonse Daudet sert au fort de Montrouge. Il reçoit la Légion d'honneur.

1872

Tartarin de Tarascon
Représentation au Vaudeville de l'Arlésienne , opéra de Bizet, d'après l'une des Lettres de Daudet.

1873

Contes du lundi, publiés en trois séries dans Le Soir.
Alphonse Daudet rencontre les frères Goncourt.

1874

Fromont jeune et Risler aîné. Ce roman paraît en feuilleton dans le Bien Public.

1876

Jack, Ce roman où l'on pressent l'influence de Dickens ( David Copperfield et Oliver Twist) connaît un grand succès.

1877

Le Nabab

1879

Les Rois en exil

1881

Publication de Numa Roumestan, mœurs parisiennes

1883

L'Evangéliste, roman parisien

1884

Sapho
Alphonse Daudet est atteint d'une maladie qu'il sait incurable. Bientôt il ne se déplace plus qu'avec une canne et l'horrible douleur le poursuit jour et nuit. Il quitte à plusieurs reprises son domicile parisien pour faire des cures à Lamalou-les bains.
Il fait partie du groupe d'écrivains dont les réunions aboutiront une vingtaine d'années plus tard ( 1903) à la création de l'Académie Goncourt.

1887

Daudet qui était assez proche d'Emile Zola (il se voulait un romancier naturaliste) voit du fait de leurs idées esthétiques et politiques divergentes ses relations de distendre avec l'auteur des Rougon-Macquart . En Août, il écrit un violent pamphlet contre La Terre. Zola minimisera cet incident

1888

L'Immortel
A travers ma vie et mes livres
Souvenirs d'un homme de lettres

1897

Le 16 Décembre Alphonse Daudet s'éteint à Paris loin de sa Provence. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise
En pleine affaire Dreyfus, et malgré les opinions qui les opposaient, Emile Zola prononce un discours ému aux obsèques de son ami à qui il consacre plusieurs articles élogieux.

 

IMBERT Fleury

Lycée : Lycée Ampère

Année d’entrée : 1803

Le Docteur Fleury IMBERT est né à Lyon en 1793. Il fit ses études au collège puis au tout nouveau Lycée Ampère de 1803 à 1810. Après ses études de médecine il fut médecin à l’Hotel Dieu. Admirateur de Franz Joseph GALL, inventeur de la phrénologie, et adepte de sa doctrine il contribua à sa diffusion en France, en Suisse et en Italie . Après le décès de Joseph GALL il épousa sa veuve. Sa seconde passion sera pour les idées de Charles FOURIER et le Phalanstère dont il tenta d’appliquer la philosophie dans sa propriété de Brindas. Il meurt en 1851. Sur la stèle de son tombeau, dans l’enceinte du cimetière de Loyasse (Partie Occidentale), figure un rond de bosse censé représenter le crâne d’un malade mental. Le Docteur Fleury IMBERT a publié quelques ouvrages sur la phrénologie.

Sources : Le Nouveau Larousse Illustré, 1898-1907
 

Ce texte nous a été transmis par Yves Rabut.

PANAY Philippe

Lycée : Lycée Ampère

Année d’entrée : 1883

Lyon 1866 - Paris 1894, compositeur français. Auteur de trois symphonies, dont « La Revanche » et la « Symphonie sociale », un oratorio « La Mine », sur un livret écrit par Jean JAURES qui fut un grand ami de son oncle, René PANAY. Il compose aussi des quatuors et quelques sonates. Il subit l’influence de son ainé Albéric MAGNARD, dont il admirait les audaces qui contribuèrent au renouveau de la musique française à la fin du XIXéme siècle. Enfant à Lyon, fils de teinturier, il fait ses humanités au Lycée Ampère, puis monte à Paris et s’inscrit au Conservatoire de Musique où il fait la connaissance de MAGNARD. Bouleversé par la défaite de 1870, il compose sa première symphonie et lui donne le titre de « La Revanche ». C’est une composition à la fois tragique et guerrière qui ne sera jamais jouée de son vivant. Sans ressources personnelles, son père ayant été ruiné par l’apparition des colorants chimiques, il meurt de tuberculose à l’âge de 28 ans.

Texte transmis par Yves Rabut.

 

PIVOT Bernard

Lycée : Lycée Ampère

Né en 1935, il fit ses études secondaires au Lycée Ampère. Multiples activités, parmi les plus connues figurent l’émission Apostrophes (1975-1990), Bouillon de Culture (début 1990) et sa célèbre dictée.

·Biographie de Bernard Pivot

Bernard Pivot naît en mai 1935 à Lyon, où ses parents tenaient une épicerie. La guerre de 1940 le prive brutalement de son père; sa mère se replie alors dans la maison familiale, à Quincié-en-Beaujolais. C'est là que le petit Bernard fera ses premières annnées d'école.
En 1945, Charles Pivot revient et la famille se réinstalle à Lyon. A 10 ans, Bernard est mis en pension religieuse; il s'y découvrira une passion, qui l'habite encore aujourd'hui, pour le sport: tennis de table, cross-country, football, qui feront "oublier" à ses maîtres sa médiocrité dans les matières plus "scolaires", à l'exception du Français et de l'Histoire.
Lycée Ampère à Lyon, puis Fac de Droit, et le jeune Bernard Pivot s'inscrit à Paris au CFJ (Centre de Formation des Journalistes), dont il sortira vice-major de sa promotion et où il rencontrera sa future épouse Monique.
Après un stage au Progrès, à Lyon, il se forme au journalisme économique pendant un an, puis intègre le Figaro Littéraire en 1958.
En 1970, il anime à la radio une Chronique pour Sourire quotidienne, sans hésiter à aborder des sujets politiques, ce que n'appréciera que modérément Georges Pompidou...
En 1971, le Figaro Littéraire disparaît et Bernard Pivot devient chef de service du Figaro quotidien. Il en démissionnera en 1974 après un désaccord avec Jean d'Ormesson. Jean-Jacques Servan-Schreiber lui propose alors un projet de magazine qui débouchera, un an plus tard, sur Lire. Entre-temps, il anime, depuis avril 1973, Ouvrez les Guillemets, sur la Première Chaîne. En 1974, l'ORTF éclate et Bernard Pivot lance le depuis institutionnel Apostrophes, dont la première est diffusée sur Antenne 2 le 10 janvier 1975. Cette émission s'arrêtera en 1990, mais Bernard Pivot créera alors Bouillon de culture.Il a pris sa retraite tout en apparaissant de temps en temps dans les medias ou les prix littéraires.
Travailleur acharné (il lisait 10 à 14 heures par jour!), il aime à se ressourcer à Quincié, dans le manoir de ses ancêtres vignerons où il a pris sa retraite.

 

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